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Couverture du livre L'amour dure trois ans

Couverture du livre L’amour dure trois ans

Verdict : purement commercial

Roman autobiographique à peine voilé, L’amour dure trois ans raconte la théorie du narrateur, Marc Marronnier (Frédéric Beigbeder), selon laquelle les histoires d’amour ont une durée de vie qui ne peut excéder trois ans, preuve en est son tout récent divorce. Tout au long du roman il tente de nous démontrer, sous couvert d’un soupçon de biologie, que passée cette période au cours de laquelle l’amour s’est lentement détérioré, la séparation est inévitable. Si l’idée de départ est plaisante, l’écriture de Beigbeder l’est beaucoup moins.

En effet, dès le départ nous sommes plongés dans ce qu’est censé être le quotidien d’un critique littéraire et chroniqueur mondain à savoir des orgies, beuveries et de la débauche à tout va. Ajoutés à cela un cynisme écœurant, une histoire d’adultère, un langage cru et une écriture plus que moyenne et l’espoir retombe. Malgré quelques bons passages et des vérités que chacun pourra admettre, on se dit qu’il n’y a pas de fatalité, que des choix.

Au final, on prend rapidement en aversion ce personnage paumé, désillusionné, pathétique et bien imbibé puisque, se dit-on, il a bien mérité ce qui lui arrive et notamment l’abandon de sa maîtresse qui préfère rester avec son mari plutôt qu’avec ce « pauvre mec ». On espère de tout cœur qu’il ne renouera pas avec son ex femme pour son bien à elle et on se demande également quand on aura enfin fini cette lecture ! Livre refermé, qu’en reste-t-il ? Une perte de temps même si on l’a lu dans le métro, une perte de temps, la probabilité qu’on ne lira plus cet « auteur » ou plutôt ce produit marketing.

Titre : L’amour dure trois ans
Auteur : Frédéric Beigbeder
Éditeur : Lgf
Collection : Le livre de poche, n°32653
Date de parution : mai 2012
Nb pages : 194
Prix : 5.90 euros

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