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Dès la première phrase de l’avant-propos, le ton est donné, l’auteur lui-même nous conseille de renoncer à cette lecture si l’on n’a jamais lu un autre de ses livres car c’est le second roman qu’il a publié vingt ans auparavant. Précaution qui n’est pas superflue puisqu’effectivement le thriller tombe dans certaines facilités bien connues des Américains comme le premier chapitre qui nous fait entrer in medias res dans l’action par un meurtre suivi d’une période assez longue pour poser le cadre, la vie des personnages dans laquelle se déroulera l’intrigue. Cette dernière ne sera pas très prenante d’ailleurs, le thriller se laisse lire mais il ne donne pas de sueurs froides et on le repose sans difficulté pour le reprendre un peu plus tard. L’histoire ne semble pas si datée que l’auteur le dit puisque l’intrigue autour d’une clinique spécialisée dans la recherche d’un remède contre le SIDA pourrait très bien prendre place dans l’époque contemporaine. En revanche, il est vrai que l’on sent une écriture qui débute, pas tout à fait sûre d’elle, l’intrigue n’est pas assez resserrée et pourtant c’est déjà prometteur.
Je fais partie du lectorat novice qu’Harlan Coben mettait en garde dans son avant-propos. J’ai outrepassé sa réserve par curiosité et même si je comprends la démarche de l’auteur et suis d’accord avec son autocritique, je sais déjà que je lirai ses autres livres pour laisser une autre chance, à lui d’une part mais surtout à moi dans l’espoir de découvrir un grand auteur de thrillers qui saura me faire frissonner.

Titre : Remède mortel
Auteur : Harlan Coben
Traducteur : Cécile Arnaud
Éditeur : Pocket
Collection : Pocket thriller numéro 15114
Date de parution : septembre 2012
Nb pages : 510
Format : 18×11
Prix : 8.10 euros

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